Miser sur l’industrie pour développer notre pays, c’est miser sur sa transformation. Le digital est une opportunité qu’il faut saisir. Voici ce que disait en substance Philippe Guérand, Président de la CCI de région Auvergne-Rhône-Alpes au cours de l’assemblée générale annuelle de la CCI de l’Ain, lundi 25 septembre dernier.

Pour l’Ain, 1er département industriel de France, permettre à ses industries d’anticiper les mutations technologiques et les transformations de business model est fondamental. En choisissant le thème “Entrez dans l’Industrie du Futur… en gardant les pieds sur terre !« , la CCI de l’Ain marque son objectif d’accompagner les industries du territoire.

Retour sur la table ronde “Technologies et savoirs” pour laquelle nous sommes intervenus sur la thématique de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée.Les sujets abordés ont été riches et variés et correspondent aux différents ateliers proposés par la CCI aux industriels du département.

Mais au fait, le numérique pourrions nous le définir ?

Et si l’on essayait de définir le numérique ? Thomas a donné la définition de Dooxy du numérique: c’est un ensemble d’outils et de techniques, regroupés sous l’acronyme NTIC (nouvelles technologies de l’informations, de la communication), qui depuis environ 10 ans ont optimisé la manière d’accéder, de stocker et de diffuser l’information. Ceci à modifié les usages: s’informer, apprendre, consommer, travailler: nous comprenons tous aisément que cela a transformé la société. Réussir sa transformation, c’est pour une entreprise savoir capter les nouvelles opportunités offertes par le numérique, tant dans l’identification de nouveaux business models, que dans son optimisation interne.

 

Objets connectés : créez de la valeur et de nouveaux usages

L’IOT qu’est ce que c’est ? L’IOT pour Internet Of Things ou internet des objets, c’est la capacité pour un équipement de remonter des informations, d’enregistrer des données de manière autonome grâce à des capteurs et de les faire remonter sur un réseau pour ensuite pouvoir les analyser.

Les objets connectés sont-ils des  gadgets ? En innovation on parle de gadget si on ne crée pas de valeur, quand il n’y a pas d’usage ou lorsque l’on a mal ciblé. C’est pour cela qu’il faut toujours se poser la question de la valeur. La valeur c’est le service que l’on apporte à quelqu’un par rapport à ce que ça lui coûte pour obtenir ce service.

C’est donc par l’usage que l’on construit la révolution des objets connectés. Au delà de l’usage, les objets connectés vont bouleverser les entreprises qui n’ont pas ou peu fait évoluer leur proposition de valeur et leur business model. Les entreprises vont devoir se transformer et s’adapter à ces nouveaux enjeux.

Quelle dynamique pour le marché des objets connectés ? Il y a certes un engouement médiatique pour satisfaire les utilisateurs précoces mais beaucoup d’entreprises travaillent le sujet en sous marin, développent les usages. L’explosion du marché se prépare et devrait sans doute bientôt arriver.

Un exemple concret : Kässbohrer, fabricant de dameuse, a intégré des capteurs pour mesurer le niveau de neige pendant que la dameuse fonctionne et ainsi permettre de donner des informations au conducteur pour savoir où il peut rejeter la neige pour optimiser le manteau neigeux de la station.

on parle de gadget si on ne crée pas de valeur, quand il n’y a pas d’usage

La réalité virtuelle et la réalité augmentée: un marché B2B qui va se multiplier dans les 4 années à venir

Un réel marché au delà du jeu ? Certes quand on pense réalité virtuelle et réalité augmentée, on pense aux casques de nos adolescents. Mais ces marchés, qui pèsent aujourd’hui 7 milliards de dollars – valeur qui devrait se multiplier par 10 dans les 4 années à venir – vont aussi se développer dans les domaines B2B et industriels. La part du B2B dans la réalité virtuelle devrait passer de 1% à 24%.

Comment créer de la valeur ?  Deux axes principaux permettent de créer de la valeur:

  • Offrir à ses clients une expérience plus immersive, plus impactante, plus ludique. Dans le marché de la formation professionnelle par exemple, pour des industries en environnement dangereux, cette technologie permet de renforcer les apprentissages avant d’arriver en conditions réelles.
  • Optimiser l’accès à l’information pour ses salariés, notamment pour la réalité augmentée. En bureau d’étude, ou encore en maintenance les applications sont nombreuses.

Un exemple concret ? L’ascensoriste Thyssenkrupp utilise la réalité augmentée pour maintenir des systèmes de plus en plus complexes. Le collaborateur peut préparer l’intervention avec des données précises (éclaté de l’installation par exemple), intervenir avec des informations utiles tout en gardant les mains libres, ou encore pouvoir en temps réel solliciter l’aide d’un support pour les opérations les plus pointues. Outre les économies générées par l’efficience et la démarche qualité, les salariés peuvent se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée ce qui est facteur de motivation.

Retrouvez ICI notre article détaillé sur la thématique réalité virtuelle / réalité augmentée

Fabrication additive : révolutionnez vos méthodes de conception

La fabrication additive ou impression 3D est une technologie qui permet par la superposition de matière de créer un produit. Si au début les machines ne pouvaient gérer qu’une seule matière, aujourd’hui on tend vers une seule imprimante avec un lot de matière qui va être utilisé pour réaliser plusieurs fonctions. La rupture est à ce niveau là.

Aujourd’hui, la fabrication additive permet à l’entreprise de se différencier en personnalisant ses produits. Cela créé un atout supplémentaire pour positionner son produit ou tout simplement une fonction idéale au client qu’il n’aurait pas pu avoir sur un catalogue générique. Donc clairement, la fabrication additive est aujourd’hui orientée produit et non plus seulement prototypage.

La fabrication additive, pour qui ?

La fabrication additive n’est donc plus réservé aux bureaux d’études et touchent de plus en plus les services de production et de logistique. Il est donc important pour les entreprises de se sensibiliser aux différents domaines de la fabrication additive qui sont très larges.

Un exemple concret : La société Marmillon conçoit des pièces plastiques et développe des outillages et processus de fabrication. Ils ont besoin de se développer notamment dans le secteur automobile où les projets sont de plus en plus courts.

Pour répondre à ses enjeux de développement, ils ont décidé d’investir dans l’impression 3D. Par exemple, grâce à cela, aujourd’hui ils sont 100% autonomes sur les mains de préhension de leurs robots.  L’investissement dans leurs imprimantes 3D a été amorti en seulement 1 semaine !

La fabrication additive: un investissement rentabilisé en une semaine ! Société Marmillon

Cobotique et humain augmenté : osez !

Mais que veut dire le terme de « cobotique » ? La cobotique, ou robot collaboratif, est une nouvelle génération de robot qui ont la particularité de pouvoir travailler à proximité d’un opérateur voir de collaborer.

L’utilisation du robot est différente car classiquement le robot est utilisé pour remplacer une tâche humaine : tâche répétitive, ergonomiquement difficile voir des tâche dangereuse. Là, il c’est un robot qui va collaborer avec l’humain. On parle aussi d’humain augmenté. Le robot ne va pas se substituer à l’Homme mais venir en complément pour l’aider, l’assister dans son activité. L’humain va donc avoir une meilleure valeur ajoutée en se délestant des tâches les plus pénibles.

Quelle limite aujourd’hui pour un déploiement à grande échelle ?

La principale limite est l’intégration du robot dans l’environnement. S’il est facile d’acheter un robot le programmer reste encore complexe. C’est pour cela que c’est développer le métier de l’intégrateur qui va acheter le robot puis se charger de l’intégrer dans l’entreprise. Il n’est pas impossible qu’avec le développement de l’intelligence artificielle, ce ne soit pas beaucoup plus simple dans les années à venir.

Le cobot: un robot collaboratif, qui ne remplace pas l’homme mais au contraire l’aide, l’assiste.

Efficacité énergétique : optimisez intelligemment vos consommations d’énergie

La maîtrise de l’énergie est un thème important et pourtant encore peu présent dans l’industrie du futur. Pourtant elle doit être au cœur des enjeux industriels tant d’un point de vue économique qu’environnemental. L’efficacité énergétique s’articule autour de 3 composantes : la réduction de la consommation d’énergie, la flexibilité énergétique et l’efficience énergétique. La société MTS (Moulage Technique Soufflage – Montréal la Cluse) a témoigné sur les effets de mise en place d’une Gestion Technique Centralisée (GTC) qui lui a permis outre les économies substantielles d’obtenir une certification ISO 50001 (management de l’énergie).

Conclusion

Si vous êtes une industrie du département de l’Ain et que vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à participer à l’un de ces ateliers et échanger avec les experts. Vous retrouverez toutes les informations sur les prochaines sessions en suivant ce lien  : http://www.ain.cci.fr/actualites/la-cci-de-lain-accompagne-les-entreprises-vers-lindustrie-du-futur

Vous cherchez à bien comprendre comment vous pourriez utiliser ces technologies digitales au service de votre stratégie ? Vous souhaitez être aidés dans la définition e vos business modèle ? Nous sommes aussi à votre disposition au travers de nos activités de conseil et de formation pour que vous fassiez du digital une réelle opportunité pour votre entreprise.

Participants à la table ronde: